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"L'individuation est d'une part un processus intérieur et subjectif d'intégration et d'autre part, un processus objectif, tout aussi indispensable, de relation avec l'autre."

C.G. Jung, Psychologie du transfert, trad. E. Perrot, Paris, Albin Michel, 1980, p. 96.

Autour de Jung, après Jung...

Elie Humbert (1925-1990)

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 Elie Humbert appartenait à l’ordre des Carmes déchaussés, lorsqu’un questionnement sur sa vocation le conduisit, en 1957, à Zürich. Il y travailla avec Jung, déjà âgé, jusqu’en 1960, ainsi qu’avec Marie-Louise von Franz.
De retour à Paris, Elie Humbert débuta une pratique analytique et fut amené à quitter son ordre au terme d’un engagement qui aura duré une dizaine d’années.
En 1969, il fut l’un des neuf membres fondateurs de la SFPA, dont il occupa la présidence un temps. Il participa également, en 1974, au lancement des Cahiers de psychologie jungienne (futurs Cahiers jungiens de psychanalyse), dont il fut le premier rédacteur en chef.

 
Une oeuvre de passeur exigeant

Elie Humbert a grandement contribué à la diffusion de la pensée de Jung en France. Son apport spécifique a consisté à chercher la plus juste expression de cette pensée, à l’approfondir, ainsi qu’à l’actualiser sous certains aspects.

Il a surtout cherché la façon de la vivre dans notre pratique analytique, animé par un souci constant d’articulation entre théorie et clinique. Sa créativité alliée à un sens clinique aigu ont ainsi soutenu cette recherche enracinée au plus près de l’expérience. Tout au long de son œuvre transparaît de fait une attention particulière aux effets du numineux et à la fascination qu’il engendre, dont lier, relier et ancrer sont les remèdes.

Dans un esprit similaire, Elie Humbert a également mis en perspective l’œuvre de Jung en la confrontant aux autres épistémologies psychanalytiques, dont il avait une connaissance détaillée.

Elie Humbert a transcrit la profondeur de sa pensée dans une écriture claire, au travers de nombreux écrits qui constituent autant de références pour qui s’intéresse à l’œuvre de Jung.


Une notice écrite par Fabienne Neuquelman-Denis


Bibliographie 

Jung, Paris, Editions Universitaires, 1982. Réédité agora, Presses Pocket, 1991. Réédité Pluriel, Hachettes Littérature, 2004.


Elie Humbert a également écrit de nombreux articles dans les Cahiers jungiens de Psychanalyse. Une grande partie de ceux-ci est reprise dans les ouvrages mentionnés ci-dessous :

L’homme aux prises avec l’inconscient, Réflexions sur l’approche jungienne, Paris, Retz, 1992. Réédité Albin Michel, 1994

Ecrits sur Jung, Paris, Retz, 1993

La dimension d’aimer : Six conférences, 1983-85, Cahiers jungiens de psychanalyse, Paris, 1994.

Enfin, on retrouvera Elie Humbert dans les ouvrages en collaboration suivants :

Science et conscience, les deux lectures de l’Univers, M. Cazenave (Ed), Paris, Stock, 11980

La serrure et le songe. L’activité mentale du sommeil. Yves Pélicier (Ed), Paris, Economica, Collection Medica, 1983

Sciences et symboles, les voies de la connaissance, M. Cazenave (Ed), Paris, Albin Michel, 1986.

Approches du réel, avec H. Reeves, I. Stengers , R. Thom, I. Ekeland, O. Clément, M. Cazenave et M.-O. Monchicourt, Paris, Le Mail, 1986

Pierre Solié (1930-1993)

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Médecin généraliste de formation, Pierre Solié  fait très vite l’expérience de la réalité vivante de l’âme (du monde imaginal) dans sa pratique clinique.
D’une part, rencontrant un « homme total » et non des corps à soigner, sa clinique évolue rapidement en s’éloignant d’une somatique pure et en plaçant l’écoute et la relation médecin-patient au cœur de sa pratique.
D’autre part, sur un plan personnel et ainsi qu’il le rapporte lui-même, Pierre Solié est confronté à un débordement d’images intérieures se projetant sur les patients, images dont il ignorait l’existence en lui et dont la projection lui reviendra. Ces éléments le mèneront sur le chemin de l’analyse et le conduiront à devenir psychanalyste jungien. Il sera membre co-fondateur de la société française de psychologie analytique, dont il sera didacticien et un moment, président.

                                                        
En chemin vers agapê

Que pour Pierre Solié « l’imagination (soit) aussi réelle que la terre paysanne » (quatrième de couverture de Benjamin) éclaire la dynamique de son œuvre. De cette oeuvre particulièrement riche et aux références pluri-disciplinaires (médecine, physique, anthropologie, mythologie…), on peut, dans un premier et rapide aperçu, dégager les quelques aspects suivants.

A la suite des travaux de Jung sur l’archétype de la mère et l’inceste, Pierre Solié développera la thématique de la constellation de la Grande Mère et de ses fils-amants, alternative aux fils oedipiens, dont il explorera la structure mythologique, psychologique et analytique.

Par ailleurs, en parallèle de l’archétype du complémentaire (animus chez la femme, anima chez l’homme) mis en évidence par Jung, il introduira l’archétype du Double. Cet archétype lui apparaîtra comme tout aussi important à différencier, sur le chemin de l’individuation, que les complémentaires. Il considèrera, en effet, ce double en tant que Logos spermaticos (double de l’homme et animus de la femme) et Logos hystericos (double de la femme et anima de l’homme), comme « le principe fécondant psycho-spirituel » de l’homme et de la femme, favorisant l’accès à l’Eros.

Son travail sera guidé par une vision métaphorique du développement de la conscience de l’imaginaire à l’imaginal, d’un soi originaire à un soi individué et du stade oral à agapé, amour universel et aboutissement du parcours d’individuation. La dynamique de cette transformation et les différentes étapes d’évolution du devenir sujet, de la réalité psychologique objective pulsionnelle à la réalité psychologique objective spirituelle, seront théorisées et rassemblées sous la forme d’un schéma, que l’on retrouvera notamment dans La Femme essentielle. La notion de sacrifice, chère à Pierre Solié, y est centrale.

Tout ceci trouvera à s’articuler dans une pratique clinique, la mythanalyse, d’un mythe utilisé comme moyen thérapeutique et permettant le renouvellement du rapport à l’inconscient.


Une notice écrite par Fabienne Neuquelman-Denis



BIBLIOGRAPHIE

Plusieurs textes pourront servir d’introduction à cette œuvre riche et complexe. Citons un numéro des Cahiers Jungiens de Psychanalyse, spécialement consacré à l’œuvre de Pierre Solié (n°85).

On pourra également se reporter aux textes de Michel Cazenave réunis dans "Dernières Pensées".

Enfin, outre de nombreux articles, publiés notamment dans les Cahiers Jungiens de Psychanalyse, on retrouvera cet auteur dans les ouvrages suivants :


"Médecine et homme total", Retz, La Colombe, 1961


"Médecine psychosomatique et psychologie analytique", Genève, Mont-Blanc, 1969

"Médecines initiatiques, aux sources des psychothérapies", Paris, Epi, 1976 – Réédition Paris, le Martin-Pêcheur/ Domaine jungien, 2013

"La Femme essentielle, Mythanalyse de la Grande-Mère et de ses Fils-Amants", Paris, Seghers, 1980

"Psychanalyse et imaginal", Paris, Imago, 1980

"Mythanalyse jungienne", Paris, ESF, 1981

"Benjamin ou la métamorphose", Récit, Paris, Poiesis Diffusion Payot, 1986

"La Dynamique de l’âme", Paris, Poiesis Diffusion Payot, 1987

"Le sacrifice, Fondateur de civilisation et d’individuation", Paris, Albin Michel, 1988

"Les Odyssées du Féminin", La Varenne Saint Hilaire, Séveyrat, 1990

"Dernières pensées, Le Mythe et le Rien créateur", Paris, le Martin-Pêcheur/ Domaine jungien, 2013


et, en collaboration :

"La psychanalyse aujourd’hui", avec Pierre Fédida, Michèle Montrelay et Michel Cazenave, Paris, Imago, 1983

"Moi, de Gaulle – Du Héros au vieux-roi", avec Michel Cazenave, Paris, Imago, 1984

"La synchronicité, l’âme et la science", avec Hubert Reeves, Michel Cazenave, Karl Pribram, Hansueli F. Etter et Marie-Louise von Franz, Paris, Poiesis Diffusion Payot, 1984

"Figures de l’Eros", avec Michel Cazenave, Paris, Poiesis Diffusion Payot, 1987

"Le psychanalyste, le physicien et le réel", avec Xavier Audouard, Michel Cassé, Daniel K. Kipman, Michèle Montrelay, Bassarab Nicolescu et Dominique Decant, Paris, Poiesis Diffusion Payot, 1987

Marie-Louise von Franz (1915-1998)

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Marie-Louise von Franz est une psychanalyste suisse, élève et proche collaboratrice de Carl Gustav Jung avec qui elle a travaillé durant les trente dernières années de sa vie. C’est avec elle que Jung trouve chemin pour approfondir son travail sur l’alchimie et leur collaboration en sera fructueuse. Disciple dévouée, elle est reconnue, par Jung lui-même, pour son travail sur les contes de fées, mais aussi certains autres sujets tels que la synchronicité, les rêves, les nombres…
Elle laisse une bibliographie riche, variée et rendue particulièrement accessible par un écriture souple, teintée des opinions de son époque mais toujours raisonnée par des exemples de la vie quotidienne.

Marie-Louise von Franz est née en 1915 en Bavière et elle a trois ans lorsque sa famille s’installe en Suisse.
Brillante étudiante, c’est à 18 ans qu’elle rencontre Carl Gustav Jung lors de l’une des soirées qu’il organisait avec de jeunes étudiants. Il a 58 ans, il est vif. Elle est « subjuguée par sa taille imposante » (1) mais aussi par sa façon de parler de la réalité de l’âme. Alors très matérialiste, elle vacille et se dit en rentrant chez elle : « Il va te falloir dix ans pour digérer tout ce que cet homme t'a dit aujourd'hui.» (2)

Sur ses conseils, elle s’oriente vers l’étude des langues et la littérature classique, assiste à des conférences et bientôt, parce qu’elle prend conscience qu’elle ne comprend pas le sens de ses rêves, lui demande d’être son analyste « ce qu’il accepte si elle s’engage, comme paiement de ses séances, à traduire des traités d’alchimie » (3).

Car l’entourage de Jung hésite à soutenir son intérêt pour l’alchimie où il entrevoit pourtant un symbolisme en écho à ses propres rêves. C’est à partir des sélections de divers traités anciens, rédigés en grec ou en latin, et des traductions minutieuses de Marie-Louise von Franz que Jung publiera, entre autres, Psychologie et Alchimie puis Mysterium conjunctionis, ouvrage auquel elle contribuera particulièrement et à la suite duquel elle publiera, en son nom propre, Aurora consurgens (4).

Suite à une commande, elle s’intéresse aux contes de fées et s’en passionne car elle découvre qu’ils sont « les représentations archétypiques de l’inconscient collectif les plus fécondes, les plus variées et les plus fondamentales de tous les mythes » (5).  Dans un premier temps, elle communique ses recherches dans le cadre de son enseignement puis leur traduction est publiée en français à La fontaine de Pierre. Dans chaque ouvrage, elle approfondit un thème et sait rendre vivante l’articulation des archétypes entre eux, leur confusion ou leur dialogue. Son style est direct, imagé, pédagogique et elle anime les concepts de Jung avec clarté.

Outre ses travaux sur l’alchimie, les contes de fées, elle s’intéresse aux rapports entre la matière et la psyché, au temps, à la synchronicité, aux rêves et aux nombres.

Comme psychanalyste, elle enseigne à l’Institut Carl Gustav Jung, anime des séminaires et participe à la formation des analystes jungiens.


Une notice écrite par Christine Dallot

(1) D. Bair, Jung, Flammarion, Grandes biographies, Paris, 2007, p. 557.

(2) Lafontainedepierre.net

(3) D. Bair, Jung, Flammarion, Grandes biographies, Paris, 2007, p. 558.

(4) Lafontainedepierre.net

(5) CG Jung.net


BIBLIOGRAPHIE

- L'Interprétation des contes de fées, Jacqueline Renard, coll. La fontaine de Pierre, 1978, réédité chez Albin Michel, 2007.

- La Femme dans les contes de fées, Jacqueline Renard, coll. La fontaine de Pierre, 1979.

- L'Ombre et le mal dans les contes de fées, Jacqueline Renard, coll. La fontaine de Pierre 1980.

- L'Âne d'or - Interprétation du conte d'Apulée, La fontaine de Pierre, 4ème éd., 2008.

- L'Individuation dans les contes de fées, La fontaine de Pierre, 3ème éd., 2000.

- La Légende du Graal, en collaboration avec Emma Jung,
Albin Michel, 2000.

- L’Homme et ses symboles, ouvrage collectif, Robert Laffont, 2002.

- Les Mythes de création, La fontaine de Pierre, 2ème éd., 2004.

- Aurora consurgens - Le lever de l'aurore, La fontaine de Pierre, 2éme éd., 2013.

- Alchimie, une introduction au symbolisme et à la psychologie, La fontaine de Pierre, 2000.

- Nombre et Temps - Psychologie des profondeurs et physique moderne, La fontaine de Pierre, 4ème éd., 2012.

- C.G. Jung, son mythe en notre temps, Buchet-Chastel, 1984.

- Rêves d'hier et d'aujourd'hui,
Albin Michel, 1992.

- Les Modèles archétypiques dans les contes de fées, La fontaine de Pierre, 1999.

- La Princesse Chatte - La rédemption du féminin dans les contes de fées, La fontaine de Pierre, 2001.

- La Délivrance dans les contes de fées, Jacqueline Renard, coll. La fontaine de Pierre, 1998.

- L'Animus et l'Anima dans les contes de fées, La fontaine de Pierre, 2004.

- Âme et archétypes, La fontaine de Pierre, 2006.

- La Voie des rêves, La fontaine de Pierre, 2008.

- La Psychologie de la divination, Albin Michel, 1995.

- La Quête du sens, La fontaine de Pierre, 2010.

- Les Rêves et la mort, Fayard 1984, La fontaine de Pierre, 2011.

- La lumière sort des ténèbres, La fontaine de Pierre, 2011.

- La Mère dans les contes de fées, en collaboration avec Sibylle Birkhäuser-Oeri, La fontaine de Pierre, 2014.

- C.G. Jung et la voie des profondeurs, ouvrage collectif, 3ème édition remaniée, La fontaine de Pierre, 2003.

- Imagination active, imagination musicale, ouvrage collectif, La fontaine de Pierre, 2015.

- Alchimie et imagination active, Jacqueline Renard, coll. La fontaine de Pierre, 2006.

- La Passion de Perpétue - Un destin de femmes entre deux images de Dieu, Jacqueline Renard, coll. La fontaine de Pierre, 1998.

- Matière et Psyché, Albin Michel, 2002.

- Psychothérapie - L’expérience du praticien, Dervy, 2014.

- Les Visions de Nicolas de Flue, Dervy, 2002.

- Reflets de l’âme, Entrelacs, 2011.

- Mort, régression et renaissance, ouvrage collectif, Entrelacs, 2014.


Liens vidéos

En anglais
https://www.youtube.com/watch?v=K6GU1OV_OeE, 1 :01.

 

Michaël Fordham (1905-1995)

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Michael Fordham, psychiatre anglais, s’est d’abord occupé de soigner des enfants avant de rencontrer les idées de la psychologie analytique. Fait rare chez les jungiens qui ont souvent été plus mobilisés par la seconde moitié de la vie, il s’intéresse au développement du nourrisson et de l'enfant, à partir des techniques de Baby observation d’Esther Bick. C’est à lui que revient la paternité de la notion de soi primaire comme de celle des défenses du soi qu’il met au jour dans sa réflexion théorico clinique dans le travail avec les enfants psychotiques. Traducteur et éditeur des Collected works , il laisse une œuvre significative dans le monde jungien des idées.


Au-delà de Jung, l'individuation de l'enfant.
(1)

Déjà, en 1944, quand Fordham publie The Life of Childhood, il annonce d'emblée qu'il s'autorise à dépasser la position de Jung, tout en se considérant son affidé, afin de poursuivre son œuvre : « L’exploration de l’inconscient de l’enfant ajoute une pierre aux fondations d’une maison qui appartient dans le processus même de construction. » Il poursuit : « quelle que soit l’originalité de ce livre, il tire sa vitalité du génie du Professeur C. G. Jung. » (2).  Dès l'introduction Fordham formule « un reproche qui peut être adressé à juste titre à la psychologie analytique est le fait de négliger la psychologie de l’enfant . » (3).

Puis, pendant la seconde guerre mondiale, son expérience thérapeutique (4) dans les Therapeutic Hostels, (foyers de l’enfance), auprès des enfants orphelins victimes de la guerre lui permet d'adopter une position de compréhension analytique qu'il appuie explicitement sur la notion jungienne de soi.
« Pour moi, il était évident que le soi, au sens de Jung, était un facteur actif dans le développement de l’enfant, bien que les jungiens pensaient qu’il ne devenait important que dans la seconde moitié de la vie . Le soi, pour eux, n’était pas une question propre à l’enfance et par conséquent, l’étude de l’enfance était sans importance et la pathologie quelle qu’elle soit étaient entièrement due aux parents, essentiellement à la mère. Mon expérience se développant, me montrait que cette thèse était fausse. Je mettais en pièce l’idée que les enfants névrosés ou psychotiques ne pouvaient être traités qu’indirectement, c’est à dire à travers le traitement de leurs parents. Le cas des enfants évacués hors de Londres est venu confirmer mes idées : il n’y avait virtuellement pas de parents disponibles, de telle sorte que l’influence parentale dans la situation présente avait complètement cessé, et la question de traiter les parents ne se posait pas. » (5).

Comme Jung l'avait fait auparavant, Fordham adopte là une attitude empirique, pour valider des intuitions théoriques à partir de son expérience clinique. Elles deviendront évidentes par la suite pour les générations d'analystes d'enfants qui s'en sont inspirés. Il faut cependant souligner le caractère novateur de ces idées. Elles signifient, que pour importants qu'ils soient, ce ne sont pas forcément les premiers travaux de Jung sur l'enfant, avant 1912, qui fondent théoriquement la pratique des analystes d'enfants. Les mêmes catégories de pensée que celles élaborées par Jung pour l'homme dans la deuxième moitié de sa vie permettent d'aborder les productions de l'inconscient de l'enfant comme celles de l'adulte.


(1) B. Allain Dupré, « Transference Unlimited: From Newborn to Grownup », Extrait et traduit de Jung Today, Nova Science, New York, Publishers 2010, F. Bisagni, N.Fina, C. Vezzoli (editors).

(2) Jung C.G. The Life of Childhood, A contribution to Analytical Psychology, London, Kegan Paul, Trench, Trubner & co, Ldt, 1944. p.vi La révision en 1969 sera publiée sous le nouveau titre Children as Individuals.

(3) Idem p. 4.


(4) Fordham M., The making of an Analyst, a Memoir, Free Books Association, 1993 p62 et 85, et dans New Developments in Analytical Psychology, London Routledge, 1957. On pourrait également associer la milanaise Mariella Loriga, qui formée à Zurich, dès la fin de la guerre s'est consacrée à une approche jungienne de la psyché enfantine. Communication personnelle.

(5) Fordham M., The making of an Analyst, op. cit. p.88.


Une notice écrite par Brigitte Allain Dupré



BIBLIOGRAPHIE


The Life of Childhood (1944)

New Developments in Analytical Psychology (1957)

The Objective Psyche (1958)

Children as Individuals (1969, revised from The Life of Childhood)

The Self and Autism (1976)

The Making of an Analyst: a memoir (London: Free Association Books, 1993)

La notion de transfert chez C.G. Jung (Cahiers jungiens de psychanalyse no 30, 1981)

James Hillmann (1926 - 2011)

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« L’âme et ses images, ayant été si longtemps aliénées de notre culture consciente, ne pouvaient être reconnues que par le médecin aliéniste (ou bien par l’artiste, pour qui l’imagination et la folie ont toujours été cousins germains dans l’anthropologie de notre culture). Par conséquent, disait Jung, si vous êtes en quête de l’âme, allez d’abord voir du côté de ce que produit votre imagination, car c’est ainsi que la psyché se présente elle-même directement ».

Psyché et Image, in La Trahison, Paris, Manuels Payot, 2004, p 194.

Figure éminente des développements post jungiens, James Hillman a fondé le courant de la Psychologie Archétypale, parfois nommée Psychologie Imaginale (en référence à l’approche du philosophe Henri Corbin. Les deux hommes ont participé aux rencontres d’Eranos, à Ascona).
La psychologie archétypale envisage la psyché dans ses expériences normales, pathologiques et oniriques, sous l’angle des mythes, de l’art, de l’imagination.
Le panthéon greco-romain et le paganisme ont largement irrigué son oeuvre.

Né à Atlantic City en 1926, J. Hillman, au sortir de la seconde guerre mondiale, étudia en France (Sorbonne), en Irlande (Trinity College) puis en Suisse (Université de Zürich). Psychologue, analyste formé à l’Institut CG Jung de Zürich, dont il devint directeur des études, entre 1959 et 1969, il dirigea les éditions Spring partir de 1970.

En 1978, James Hillman rentra définitivement aux Etats Unis, où il développa ses activités d’auteur, enseignant et conférencier, poursuivant le déploiement, dans une oeuvre abondante, de sa vision singulière de l’âme, largement au delà du champ clinique.

Une notice écrite par Marie-Christine Simon

Une bibliographie complète de l’oeuvre de James Hillman est disponible au bout du lien ci-dessous :
www.opusarchives.org/james-hillman-collection-bibliography

Dont, en français :

La Trahison et autres essais. Trad. Elise Argaud. Paris: Payot & Rivages. 2008.

Le code caché de votre destin. Trad. Bella Arman. Paris: Éditions J’ai Lu. 1999, Paris: Robert Laffont & Le Grand Livre du Mois.

La force du caractère. Trad. Claude Farny. Paris: Robert Laffont. 2001.

“Futurologie.” La Fin du Monde, Cahiers de psychologie analytique. Trad. Yona Birker Chavanne. Genève: La Vouivre.

Malgré un siècle de psychothérapie le monde va de plus en plus mal. Trad. Yannick Piel. Londres: Ulmus Company Ltd.

“Le jaunissement de l’œuvre.” Trans. Alain Guy-Gillet, Monique Salzmann. Cahiers Jungiens de Psychanalyse 88. Translation of talk at the 11th International Congress for Analytical Psychology, Paris, 1989.

Du miroir à la fenêtre: Guérir la psychanalyse de son narcissisme.” Trad. Antoine Pinterovic. Hérésies 5, Bruxelles.

La beauté de psyché: L’âme et ses symboles. Préface par Ginette Paris. Montréal: LeJour. 1994.

“La thérapie serait-elle une maladie?” Trad. et adaptation par Michel Saint-Germain/Bellefeuille. Montréal.

“L’âme et le jardin” (pp. 71–75 only of D89d). Trad. Paul Carle. Montréal: Quatre-temps 14/4, Bull. Soc. d’animation du Jardin et de l’Institute de Montréal.

“A la rencontre du risque de suicide” (Chapter 5 from A97a). Trad. Claude Lagedec. Montreal.

“La culture et la chronicité du désordre.” Trad. Michèle-Isis Brouillet. La petite revue de philosophie 9/2.

La cuisine de Freud (avec Charles Boer). Trad Anne Ledoux-Mabille & Micheline Drain. Paris: Payot. 1985.

“Une psychologie archétypale, entretien James Hillman /Michael Cazenave.” Carl G. Jung, Cahier de l’Herne 46. Paris: l’Herne.

Le polythéisme de l’âme. Trad. Thomas Johnson. Paris: Mercure de France-Le Mail. 1982.

“De la certitude mythique.” Cadmos 5, Geneva. 1982.

“Anima.” Trad. par Viviane Thibaudier. Animus et Anima (with Emma Jung). Paris: Seghers. 1981.

“La mesure des évènements: la proposition 117 de Proclus dans la perspective d’une psychologie archétypique.” Science et Conscience. Ed. M. Cazenave. Paris: Stock. 1980.

“Compagnon d’Eranos, communion invisible.” La Galaxie de l’imaginaire, dérive autour de l’oeuvre de Gilbert Durand. Ed. M. Maffesoli. Paris: Berg International. 1980.

“Préface” to Hermès et ses enfants dans la psychothérapie, par Rafael Lopez-Pedraza. Trad. Marie-Jeanne Benmussa, Th. Auzas. Paris: Imago.

Pan et le cauchemar. Trad. Th. Auzas, Marie-Jeanne Benmussa, Monique Salzmann. Paris: Imago. 2006.

“Kronos-Senex et Puer.” Trad. Monique Salzmann. Le Temps 18. Paris: Cahiers Jungiens de Psychanalyse.

Le mythe de la psychanalyse. Trans. Philippe Mikriammos. Paris: Imago. 2006.